À la base, l'arrivée de mes cochons d'Inde a été une vraie réflexion professionnelle. Je travaille déjà avec plusieurs animaux : mes chiens Tips et Uxo, et mon lapin bélier Tap-Tap. Il était important d'agrandir progressivement l'équipe, et pas seulement pour avoir davantage d'animaux en séance. L'idée, c'est d'éviter l'épuisement de mes animaux déjà en place et de mieux répartir les interventions.
Un animal médiateur reste un animal, avec ses préférences, ses limites, ses jours avec et ses jours sans. Plus l'équipe est diversifiée, plus je peux choisir l'animal qui correspond réellement à la séance, aux objectifs travaillés et aux équipes, sans toujours solliciter le même. C'est dans cette réflexion que les cochons d'Inde sont arrivés.
Gaston et Philippe, arrivés à la fin du mois de juin
J'ai accueilli Gaston et Philippe à la fin du mois de juin. Ils avaient déjà trois à quatre mois quand ils sont arrivés. Bien évidemment, je ne voulais pas les intégrer immédiatement dans les séances.

Les premières semaines ont été consacrées à faire connaissance : comment ils réagissaient à ma présence, comment ils s'habituaient à la maison, aux manipulations, aux différents bruits, aux déplacements, aux changements d'environnement. Assez rapidement, j'ai découvert deux petits rongeurs proches de l'humain, très à l'aise avec Tap-Tap, curieux et plutôt à l'aise dans la relation.
Après pas mal d'entraînement, ils ont commencé à m'accompagner à partir de la fin du mois d'août, tout doucement. Je les sentais prêts, et j'avais fabriqué un enclos portatif. C'était appréciable de pouvoir les prendre en séance en sécurité.
L'enclos portatif : un support de séance à part entière
J'ai beaucoup travaillé sur l'habituation. Les cochons d'Inde sont de petits animaux qu'il faut particulièrement sécuriser lors des déplacements et des séances. Ils n'ont notamment aucune notion du vide. Avec des jeunes que j'accompagnais, on a fabriqué cet enclos portatif.

J'aime beaucoup cette histoire, parce que l'enclos n'a pas seulement servi aux animaux : sa fabrication elle-même est devenue un support de séance. Il a fallu réfléchir à leurs besoins, imaginer comment les protéger, construire quelque chose pour eux. J'ai dû ajuster aussi, parce que ce que j'avais imaginé n'est pas forcément ce qui a été mis en place. À terme, l'enclos m'a permis de les habituer progressivement à différents environnements, au bruit, au déplacement, tout en les sachant en sécurité.
Ce que le cochon d'Inde apporte de différent
Je trouve que le cochon d'Inde apporte quelque chose de différent. Sa petite taille peut rassurer certaines personnes qui seraient plus impressionnées par le chien. Il invite aussi à ralentir les gestes, à être dans l'observation, à ajuster son approche à l'animal.

On peut travailler énormément de choses autour de lui : la motricité, le brossage, l'observation, le respect, les limites, ou la capacité à prendre soin de quelqu'un d'autre.
À savoir aussi : le cochon d'Inde communique beaucoup. Il bouge, il vocalise, il se rapproche, il s'éloigne. Il faut apprendre à regarder ce qu'il nous dit plutôt que de chercher à tout prix à le toucher. C'est particulièrement intéressant en séance.
Deux animaux, deux façons d'entrer en relation
Je me retrouve face à deux animaux assez différents. Philippe, celui à poil ras marron et blanc, n'aime pas être porté. Et c'est important de le dire : être un animal médiateur ne veut pas dire accepter toutes les manipulations. En revanche, il est extrêmement curieux, il vient facilement au contact de lui-même, et il est assez expressif. Il vocalise énormément, on l'entend réclamer, réagir. La rencontre ne se fait pas forcément en le prenant dans les bras : elle peut passer autrement, en le laissant venir.

Au-delà de la différence physique, Gaston fonctionne autrement. Il est peut-être un peu plus réservé au départ, il vient moins rapidement vers l'humain et vocalise un peu moins. En revanche, une fois la relation installée et la confiance établie, il tolère davantage la proximité, il accepte d'être installé contre une personne, dans un contact un peu plus contenant.


Cela ne veut pas dire que l'un est meilleur ou moins bien que l'autre. Ce sont simplement des façons différentes d'entrer en relation. Et c'est aussi ce qui est intéressant : ne pas proposer une interaction avec Philippe et Gaston de la même manière, ni pour les mêmes objectifs, ni avec les mêmes personnes.
Un apprentissage qui continue
Aujourd'hui encore, tout est un apprentissage, pour eux comme pour moi. Je découvre leur caractère, ce qu'ils apprécient, ce qu'ils tolèrent.

Je suis basée à Vigny (57420), en Moselle, et j'interviens à domicile et en structure à Metz, Thionville et dans toute la Moselle, ponctuellement jusqu'à Nancy. Si vous vous demandez si une séance avec Gaston ou Philippe aurait du sens pour votre proche ou pour votre équipe, le premier échange téléphonique est gratuit et sans engagement.